André Lavie

Le CU PAU s’entraîne et possède des bureaux au stade André Lavie. Mais peu de palois connaissaient la personne qu’était André.

Fiche signalétique et palmarès :André Lavie
Né le 28 juin 1959 à Pau
Décédé le 12 juillet 1990 à Pau
Lycéen à Marguerite de Navarre, puis à Louis Barthou. Il devient Professeur d’E.P.S. en 1982.
Entraîneur d’athlétisme : diplôme fédéral 3e degré. Entraîneur de demi-fond au CUP en 1989
Licencier au CUP de 1972 à 1990.
Il eut 3 enfants avec Muriel, sa compagne : Yoan, Florian et Magali.

International Français
Vice-champion d’Europe en salle du 800 m (1984, Göteborg)
Triple Champion de France en salle du 800 m (1986, 1987, 1988)

Marcel Courty, ancien Président du CUP a écrit :

 » Quand je pense à André un mot me saute à l’esprit : Pureté.

Il était arrivé au CUP à l’âge de minime et tout de suite son entraîneur Jean-Marc [ndlr THUILLEAUX] m’a dit « c’est la première fois que cela m’arrive mais je suis obligé de le freiner ».
André donnait ainsi la mesure de ce que serait son attitude dans la vie : exigence sans faiblesse vis-à-vis de lui même.
Il n’attendait de l’extérieur que les conseils d’un entourage en qui il avait toujours confiance.
S’il n’était pas satisfaite d’un résultat ce n’était jamais l’entraîneur, le club, l’environnement, la famille qui était mis en cause comme on l’entend de plus en plus hélas. Tout cela était sacré pour lui.


Il en était de même pour l’amitié ; ses copains étaient également sacrés, qu’ils soient camarades de classe, coéquipiers de club ou adversaires sur le terrain de sport. Jamais aucune des trahisons qui sont domaine courant à cet âge et dans ce milieu.
En compétition il connaissait un seul adversaire : lui même. Les autres étaient des partenaires qui lui aidaient à se dépasser, des amis. C’était si évident que tous l’avaient compris et que leur peine et été unanime à sa mort.

André aurait en partant des raisons de se plaindre car, à l’époque, ses adversaires sur le plan national et surtout sur le plan national et surtout sur le plan international pouvaient impunément se doper et ne s’en privaient guère. Il ne l’ignorait sûrement pas, il n’en a jamais parlé comme il n’a jamais envisagé de le faire : Pureté.

Pureté aussi vis-à-vis de ses racines de son club, qu’il n’a pas quitté pendant son passage en région parisienne. Il m’a dit très simplement, un jour, que son plus beau titre était celui du relais 4 x 800 m car il avait senti qu’ils étaient vraiment quatre à donner le meilleur d’eux mêmes, non pour la gloire de l’un, mais pour l’amitié de tous.

Pureté dans son travail de prof de gym ; il se trouvait heureux dans un modeste L. E. P. et n’envisageait pas de rechercher un établissement plus valorisant.

Sur le stade, en compétition, il était redouté pour sa fulgurance dans la dernière ligne droite.

Il était le champion de la ligne droite.

Sa vie était une ligne droite. »

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